Marathon du film - 18 sept. : Une saison à Hakkâri, Viendra le jour, Le propagandiste

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Tickets en vente en ligne : https://franciaintezet.jegy.hu/
Tarif : 1 500 HUF (Gratuit avec l'IF PASS)

 

16h45 – Une saison à Hakkâri 

Drame, couleur, 1983, Turquie, 110’ | Erden Kiral | Turc, sous-titres français, hongrois et anglais

Réalisé par Erden Kiral 
Scénario : Onat Kutlar 
D'après le roman de : Ferit Edgü
Directeur de la photographie : Kenan Ormanlar 
Musique : Timur Selçuk 
Interprètes : Genco Erkal, Erkan Yücel, Serif Sezer

Un professeur citadin est transféré dans un petit village kurde isolé, quelque part dans les montagnes du sud-est de la Turquie. Le monde des habitants, endurcis par des conditions inhumaines et apparemment devenus insensibles à tout sauf à la survie, est très éloigné de celui dans lequel le professeur a grandi. Mais au fil des jours, puis des semaines, il commence graduellement à les comprendre. La vie quotidienne au village est faite de patience, de curiosité et du rythme inexorable de la vie, tout dans l'étreinte indifférente de la nature. Le film d'Erden Kiral est une œuvre émouvante dont les images silencieuses - les pics couverts de neige, les visages impassibles des enfants - parlent volumes.

19h00 – Viendra le jour 

Court-métrage, documentaire, noir et blanc, 1957, 30’, Canada | Jacques Giraldeau | Français, sous-titres français, hongrois et anglais

Réalisateur : Jacques Giraldeau 
Texte documentaire : Guy Cormier 
Directeur de la photographie : Michel Brault 
Narrateur : Robert Gadouas

Accompagnés de plusieurs courts métrages :
La Hongrie, Octobre 1956 (point de vue américain), 1956, 11’, USA | Producteur : USIS (United States Information Service) | Anglais, sous-titres hongrois
Les réfugiés hongrois, 1959, 15’, France | R : Roger Benamou | Français, sous-titres français, hongrois et anglais
Hongrie – Journal Cinématographique Les Actualités Françaises - Premier reportage sur la révolution hongroise, 1956, 2' | Français, sous-titres français, hongrois et anglais

Des personnes vêtues de hardes sur les routes, puis dans des camps autrichiens. Vienne, l'étoile soviétique, la statue de Mozart, le programme de l'Opéra. Les organisations d'aide, les donations, la barrière des langues, l'attente interminable. À la suite de l'effondrement de la Révolution hongroise de 1956, 250 000 personnes ont fui, et cette énorme vague de réfugiés a été traitée collectivement pour la première fois dans la jurisprudence comme « admissible ». Après la générosité initiale, à partir de 1957, les 17 pays coordinateurs ont imposé des quotas sur les arrivées. Le film suit jusqu'à Montréal le sort des réfugiés, leurs difficultés d'intégration dans la société, et la façon dont certains ont été exploités. Il n'y a pas de réponse à la question de savoir si les héros sont morts en vain dans le monde indifférent de la Guerre froide.

La projection sera présentée par Marcel Jean, directeur de la Cinémathèque Québécoise et Audrey Birrien, cheffe de projet numérisation et restauration à l’INA.

20h15 – Le propagandiste 

Documentaire, noir et blanc, 2024, Pays-Bas, 112’ | Luuk Bouwman | Néerlandais, sous-titres français, hongrois et anglais

Réalisé par: Luuk Bouwman
Scénario : Rik Binnendijk, Luuk Bouwman
Directeur de la photographie : Jan Pieter Tuinstra
Musique : Tijmen van Tol, Mathilde Wantenaar
Interprètes : Egbert Barten, Rolf Schuursma

Jan Teunissen, issu d'une famille de marchands d'antiquités aisée, s'est épris du cinéma à un jeune âge. Sa carrière a vite décollé : pendant la Seconde Guerre mondiale, il est devenu la figure la plus influente de l'industrie cinématographique néerlandaise en tant que directeur de la division cinéma du parti nazi néerlandais. Bien qu'il ait été condamné après la guerre, il n'a jamais vraiment affronté ce qu'il avait fait. Le film cherche à répondre à la question de savoir où se situe la frontière entre l'ambition personnelle et la morale universelle, entre le documentaire et la propagande. Il fournit un aperçu des techniques de propagande cinématographique tout en esquissant également l'histoire de sa famille à travers des souvenirs personnels et des images de films privés.