Marathon du film - 19 sept. : Bande à part, Les origines de la Nouvelle Vague française

-

Tickets en vente en ligne : https://franciaintezet.jegy.hu/
Tarif : 1 000 HUF (Gratuit avec l'IF PASS)

17h15 - Bande à part 

Film noir, N&B, 1964, France, 95’ | R : Jean-Luc Godard | Français, Anglais, sous-titres hongrois et anglais

Réalisé par Jean-Luc Godard 
Ecrit par Dolores Hitchens
Scénario : Jean-Luc Godard
Direction de la photographie : Raoul Coutard
Musique : Michel Legrand
Casting : Claude Brasseur, Sami Frey, Anna Karina

Godard reprend le genre du film de gangsters ou de braquage, le « démonte » puis le reconstruit, à son image. Franz et Arthur, deux fans de films de gangsters, sont attirés par la charmante Odile, surtout lorsqu'elle mentionne qu'il y a une fortune cachée dans la maison de sa tante. Les garçons, accompagnés de la jeune fille réticente, commencent à planifier le cambriolage. Bande à part, avec sa scène de danse emblématique et sa course-poursuite au Louvre, est un classique sombre et drôle de la Nouvelle Vague française.

La projection sera présentée par Varró Attila, critique de film et suivie d’une table ronde "Film culte ou film classique ? Bande à part, hier et aujourd'hui" avec Baski Sándor, Margitházi Beja et Varró Attila.

20h15 - Les origines de la Nouvelle Vague française : courts métrages d'avant-garde

Sélection de courts métrages, France, 92’ | Français, sous-titres hongrois et anglais

L’Amour existe, 1961, 19’ | R : Maurice Pialat
Une Histoire d'eau, 1958, 12’ | R : François Truffaut, Jean-Luc Godard
Le coup du berger, 1956, 27’ | R : Jacques Rivette
Charlotte et son Jules, 1958, 13’ | R : Jean-Luc Godard
Toute la Mémoire du monde, 1956, 21’ | R : Alain Resnais

Avant leurs longs métrages marquants, Maurice Pialat, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Jacques Rivette et Alain Resnais expérimentaient déjà la forme, le ton et les thèmes dans ces premiers courts métrages produits par Pierre Braunberger, qui a contribué à lancer plusieurs figures clés de la Nouvelle Vague française. L’amour existe (Pialat) offre un portrait mélancolique et lyrique, mais aussi critique, de la vie dans les banlieues parisiennes, tandis qu’Une Histoire d'eau (Truffaut et Godard) explore les faubourgs de la capitale avec légereté et romantisme. Le Coup du berger (Rivette) et Charlotte et son Jules (Godard) révèlent l’ironie des relations modernes, tandis que Toute la mémoire du monde (Resnais) présente une étude formelle éblouissante de la Bibliothèque nationale comme métaphore du savoir mécanisé. Tournés dans la rue ou dans des appartements, à l'aide de caméras légères, d'un éclairage naturel et d'un montage audacieux, ces courts métrages repensent le langage cinématographique et reflètent le visage changeant de la France d'après-guerre, du développement urbain à la société de consommation, en passant par l'évolution des relations humaines. Ils révèlent les premières esquisses d'une révolution cinématographique.

La projection sera présentée par Laurence Braunberger, directrice de la société de production Les Films du Jeudi.